Fiche terminologique

Une fiche terminologique désigne un tableau  présentant l’analyse terminologique d’un terme. La fiche terminologique comporte plusieurs lignes pour renseigner les rubriques suivantes : terme, domaine, catégorie grammaticale, définition, source de la définition,  exemple (contextes) accompagné de sa source, synonymes, notes, son équivalent en anglais (ou une autre langue) et le nom de l’auteur de la fiche.

Anglais : Terminology flashcard

 

Correspondance

Lorsque l’on traduit un texte à l’aide d’une mémoire de traduction, l’outil de TAO va comparer le contenu du segment actuel avec un segment traduit lors d’un projet précédent. Cette comparaison va permettre de repérer les correspondances, c’est-à-dire le  contenu commun au document source actuel et aux segments de la mémoire de traduction.

Il existe plusieurs types de correspondances appelées : correspondance parfaite, ce qui implique un contenu identique à 100%, correspondance à 95-99%, correspondance à 85-94%, correspondance à 75-84%, correspondance à 50-75% ou aucune correspondance.

Si les deux segments correspondent et sont utilisés dans le même contexte, on appelle cela une correspondance de contexte.

En anglais: match

Corpus parallèle bilingue, corpus parallèle multilingue

En traductologie, on appelle corpus parallèle un ensemble de textes composé d’un texte source et de ses traductions existantes dans une ou plusieurs langue(s) cible(s). On parle de corpus parallèle bilingue lorsqu’il s’agit d’un couple de textes, et de corpus multilingue lorsqu’un même texte existe dans trois langues ou plus.

D’un point de vue graphique, il est intéressant d’aligner les corpus parallèles, car cela permettra au traducteur de  disposer d’un jeu de données bilingues ou multilingues qui représentera la base de la traduction assistée par ordinateur. En effet, tous les logiciels de TAO s’appuient en premier lieu sur les corpus parallèles, ensuite utilisés pour créer des mémoires de traduction, afin de réaliser les meilleures traductions possibles en réutilisant des segments correspondants.

Traduction en anglais : bilingual parallel corpus/corpora, multilingual parallel corpus/corpora

Base terminologique

Les bases terminologiques sont comme des dictionnaires contenant des mots ou des expressions individuelles, appelées entrées terminologiques. Elles permettent de rechercher des termes spécifiques au domaine. Elles peuvent être consultées directement à partir de l’environnement de traduction.

En anglais: termbase

Balise de marquage

Les balises de marquage sont destinées à l’identification ou à la mise en forme d’une partie du texte. Elles sont utilisées pour spécifier les attributs de texte (par exemple, en gras ou en italique) ou des attributs d’enchainement de texte (par exemple, un saut de page). Elles peuvent faire partie d’une paire de balises ou être des balises autonomes et peuvent être traduisibles ou non traduisibles.

En anglais: tags

Petit aperçu historique de la T .A et la TAO

Partie 2 : 1966 – 1995

 

Dans un article précédent (que vous pouvez trouver ici), nous avons vu les débuts de la Traduction Automatique. Suite au rapport de l’ALPAC et à l’arrêt des subventions nord-américaines, les recherches en la matière ont presque entièrement cessé aux États-Unis et en Grande-Bretagne.  Cependant, un nouvel objectif se dessine : la poursuite de la Traduction Assistée par Ordinateur. Le rapport encense en effet les glossaires de l’Agence de traduction de l’armée allemande et la base terminologique de l’Union Européenne (qui s’appelait encore à l’époque la Communauté européenne du charbon et de l’acier), qui sont vus comme de véritables aides à la traduction, et encourage au développement de tels outils.

La fin des années 1960 et le début de la décennie suivante s’avèrent assez calmes en termes d’avancées techniques. Les recherches se poursuivent en URSS, mais aussi en Europe (principalement en France, en Italie et en RFA), la création de la CECA créant de nouveaux besoins. Le gouvernement canadien, ayant récemment mis en place une politique de « biculturalité », commence lui aussi à s’intéresser aux méthodes de traductions automatiques. Jusqu’à présent, les systèmes utilisés étaient principalement des systèmes « directs », c’est-à-dire qui traduisent directement, sans pousser l’analyse de la syntaxe et du vocabulaire. La période entre 1966 et 1976 est quant à elle marquée par l’exploration des systèmes interlinguaux, qui fonctionnent en deux étapes : d’abord l’analyse du texte source, puis sa traduction. L’approche interlinguale demandant beaucoup de temps et des corpus importants (400 000 mots), le transfert, qui est jugé plus « utilisable » malgré son niveau d’analyse plus superficiel, lui est préféré.

Il faudra attendre les années 70, avec la création de logiciels de mémoires de traduction permettant de réutiliser d’anciennes traductions pour que la traduction assistée par ordinateur prenne vraiment son envol. La seconde moitié des années 1970 et le début des années 1980 sont marqués par le développement d’organisations dites « supranationales », qui créé d’importants besoins en traduction. On peut notamment citer les systèmes espagnol-anglais (SPANAM) et anglais-espagnol (ENGSPAN) de l’organisation panaméricaine de la Santé (Pan American Health Organisation) en 1980 et 1984 respectivement, ou encore le programme canadien TAUM-METEO, installé dès 1977 au Centre Canadien de l’Environnement et qui permettait de traduire les bulletins météos de l’anglais vers le français. Entre 1982 et 1986, le Japon fait lui aussi ces débuts dans le domaine de la traduction automatique, sous l’impulsion du Ministère de l’Industrie et avec la participation de grands groupes privés.

Entre 1985 et 1995, on assiste à un retour en force de la TAO aux Etats-Unis suite aux progrès de la linguistique computationnelle et de l’informatique. Des recherches de pointe visent notamment à trouver un moyen de traduire les conversations téléphoniques.

 

Nous avons donc fini ce petit aperçu historique de la T.A et de la TAO. J’espère que ça vous a plut et que vous avez appris quelque chose  😉

Laure-Anne P

 

SOURCES:

Les raccourcis, suite et fin.

Salut à tous, me revoilà ! Je suis de retour pour la suite de mon article sur les raccourcis. Mon compte Trados sur Translationzone se refuse à reconnaître ma version de 2015, un tantinet désuète, et m’interdit ainsi tout accès à l’appstore. Le résultat : bien que gratuites, les applications « insert symbols » et « transtools » me sont inaccessibles. Du coup, de quoi vais-je pouvoir parler pour cette suite de notre épisode sur les raccourcis ?

J’ai choisi de vous faire part de mon verdict sur Transtools Utilities, qui n’est pas juste une extension pour Trados, et qui est compatible uniquement avec la suite Microsoft Office. Étant un grand amateur de LibreOffice, je ne vais pas cacher ma double déception face à cette nouvelle.

À ce sujet, mon verdict est sans appel, je lui attribue l’honorable note de « pas mal mais peut mieux faire ». L’application est facile d’utilisation, personnalisable et possède un espace à part consacré uniquement aux guillemets des différents pays. On y trouve même en supplément des options qui permettent de transformer Word en outil de TAO. La qualité y est bien moindre par rapport à Trados, mais celui-là a le mérite d’être entièrement gratuit.

Le véritable problème que je vois au niveau de l’ergonomie concerne la subdivision des boutons. Pour faciliter l’utilisation, il est nécessaire de rassembler les tâches par fonction et de permettre à l’utilisateur de réaliser chaque tâche en un minimum d’action. En ce sens, le système d’onglet de Word vient complexifier inutilement le concept du « raccourci ». Plutôt que de devoir utiliser l’onglet « complémentaire », il aurait été plus pratique de faire fusionner le bouton des caractères spéciaux avec la barre de la police. Ensuite, au lieu d’appuyer sur un bouton qui va faire apparaître un menu qui disparaîtra à chaque utilisation, il aurait été plus ergonomique d’avoir une barre contenant tous les raccourcis, au même titre que l’alignement du texte par exemple. Malgré tout, cela reste une bonne alternative à l’Unicode.

Ceci conclue cette partie sur les raccourcis qui ne concerne peut-être pas directement la TAO, mais qui j’espère apportera des solutions aux problèmes que l’on rencontre en traduisant avec ces outils. Sur ce je vous laisse. Pas de kakemphaton sur le mot « optimal », je ne voudrais pas vous lasser. Pour cette fois, je vais prendre mon mal en patience.

Balise de marquage

Les balises de marquage sont destinées à l’identification ou à la mise en forme d’une partie du texte. Elles sont utilisées pour spécifier les attributs de texte (par exemple, en gras ou en italique) ou des attributs d’enchainement de texte (par exemple, un saut de page). Elles peuvent faire partie d’une paire de balises ou être des balises autonomes et peuvent être traduisibles ou non traduisibles.

En anglais: tags

Autosuggest

AutoSuggest est une fonction de l’éditeur de traduction. Elle facilite le travail du traducteur, qui lorsqu’il saisit un mot ou une expression peut insérer des éléments suggérés par cette fonction.

En anglais : AutoSuggest

Assurance qualité

Processus consistant à évaluer et assurer la qualité des services et/ou produits proposés par une entreprise. Il fait partie de la gestion de qualité, au même titre que le contrôle qualité, en veillant au respect des différents standards de l’entreprise et normes du secteur.

En ce qui concerne le domaine de la traduction, ce processus implique des acteurs bien distincts : l’agence de traduction, le traducteur, le réviseur ou relecteur, ou encore le client. Et les logiciels de TAO permettent d’assurer la cohérence des projets : respect des consignes et instructions du client (terminologie, format du fichier…), la conformité à certaines normes internationales (par exemple, ISO 9001) et le respect d’un code de déontologie.

En anglais : quality assurance