Avoir l’air d’un expert avec: les balises de Trados.

Salut à tous, moi c’est SB et c’est mon premier article sur ce blog. Je dois tout d’abord admettre ne pas vraiment être blogueur dans l’âme. Mon domaine d’expertise, c’est plutôt la digression à outrance, la foison des anecdotes superfétatoires et inappropriées, les blagues référencées… bref le badinage artistique ! Mais je compte bien mettre mes techniques d’anecdotisation, vieillies pendant 20 ans, au service de la TA et de la TAO. Et pour cela je vais évoquer quelques trucs et astuces, des « tips » comme on dit dans la langue de Nelson Monfort, qui vont vous permettre d’optimiser votre utilisation de l’outil Trados.

Si vous avez lu les manuels d’initiation à Trados de niveaux débutants et intermédiaires, vous devriez pouvoir obtenir environ 28 sur 40 à votre certification, les douze points manquants nécessitant de réaliser quelques recherches ou d’avoir une culture générale sans faille. Et ces résultats me semblent représentatifs du degré d’expertise que l’on acquiert en lisant les deux livres. Malgré une bonne compréhension globale, il est indispensable d’explorer le logiciel pour l’utiliser de manière optimale!

Les précédents articles l’expliquent très bien, les principaux attraits des outils de TAO sont 1) une amélioration de la qualité de la traduction, notamment grâce à l’ajout des balises et 2) une meilleure productivité. Or, ceux qui ont fait l’expérience du logiciel l’ont certainement déjà remarqué, ces deux éléments entrent régulièrement en conflit. Pourquoi donc ? Mais parce que les balises requièrent de la rigueur dans leur application et représentent une difficulté supplémentaire qu’il faut garder à l’esprit lorsqu’on traduit.

Commençons par le début, c’est-à-dire l’insertion. Le manuel nous présente deux manières d’ajouter les balises au texte. La première consiste à se placer dans le segment en question, à entrer la commande « Ctrl+, » pour ensuite sélectionner dans le menu contextuel qui apparaît la balise que l’on souhaite insérer, soit en cliquant dessus, soit en utilisant les flèches et la touche « Entrée » du clavier. L’autre technique nécessite de maintenir la touche « Ctrl », de cliquer sur la balise du texte source et d’écrire la traduction entre les deux balises qui viennent d’apparaître dans le texte cible. Que de démarches pour un simple copier-coller !

Lorsqu’il n’y a qu’un seul élément transposable (balises, chiffres, unités…), étrangement, la première méthode se montre plus rapide et efficace. Autrement, cette technique oblige à insérer les balises une par une, à vérifier celles qui semblent identiques pour savoir laquelle correspond à celle de notre choix, etc. La plupart du temps, il sera donc plus efficace d’utiliser la seconde manière qui ajoute les balises d’ouverture et de fermeture simultanément et ne laisse planer aucun doute quant à leur justesse.

Sauf que, peu importe la technique choisie, la transposition de balise a pour effet regrettable de venir briser le rythme de traduction, l’élan, le « momentum ». Voilà donc mon astuce pour éviter ce désagrément. Traduisez la totalité du texte sans vous soucier des balises. Une fois ce travail fini, sélectionnez les mots pour lesquels il faut changer le format, appliquez un peu de technique n°2 et les balises se placeront d’elles-mêmes des deux côtés de la sélection.

https://fr.wikipedia.org/wiki/SDL_Trados ouvert dans SDL Trados 2015

Sur ce, je vous laisse, j’espère que vous parviendrez à impressionner vos pairs qui utilisaient Trados depuis 20 ans sans connaître cette technique. J’écrirai bientôt un second article, heureusement un peu plus court, pour vous aider à avoir l’air d’un expert de Trados. On y découvrira une fois de plus comment utiliser cet outil de manière optimale et aux grosses femelles.

SB

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