Catégorie : Traduction assistée par ordinateur

Les raccourcis, suite et fin.

Salut à tous, me revoilà ! Je suis de retour pour la suite de mon article sur les raccourcis. Mon compte Trados sur Translationzone se refuse à reconnaître ma version de 2015, un tantinet désuète, et m’interdit ainsi tout accès à l’appstore. Le résultat : bien que gratuites, les applications « insert symbols » et « transtools » me sont inaccessibles. Du coup, de quoi vais-je pouvoir parler pour cette suite de notre épisode sur les raccourcis ?

J’ai choisi de vous faire part de mon verdict sur Transtools Utilities, qui n’est pas juste une extension pour Trados, et qui est compatible uniquement avec la suite Microsoft Office. Étant un grand amateur de LibreOffice, je ne vais pas cacher ma double déception face à cette nouvelle.

À ce sujet, mon verdict est sans appel, je lui attribue l’honorable note de « pas mal mais peut mieux faire ». L’application est facile d’utilisation, personnalisable et possède un espace à part consacré uniquement aux guillemets des différents pays. On y trouve même en supplément des options qui permettent de transformer Word en outil de TAO. La qualité y est bien moindre par rapport à Trados, mais celui-là a le mérite d’être entièrement gratuit.

Le véritable problème que je vois au niveau de l’ergonomie concerne la subdivision des boutons. Pour faciliter l’utilisation, il est nécessaire de rassembler les tâches par fonction et de permettre à l’utilisateur de réaliser chaque tâche en un minimum d’action. En ce sens, le système d’onglet de Word vient complexifier inutilement le concept du « raccourci ». Plutôt que de devoir utiliser l’onglet « complémentaire », il aurait été plus pratique de faire fusionner le bouton des caractères spéciaux avec la barre de la police. Ensuite, au lieu d’appuyer sur un bouton qui va faire apparaître un menu qui disparaîtra à chaque utilisation, il aurait été plus ergonomique d’avoir une barre contenant tous les raccourcis, au même titre que l’alignement du texte par exemple. Malgré tout, cela reste une bonne alternative à l’Unicode.

Ceci conclue cette partie sur les raccourcis qui ne concerne peut-être pas directement la TAO, mais qui j’espère apportera des solutions aux problèmes que l’on rencontre en traduisant avec ces outils. Sur ce je vous laisse. Pas de kakemphaton sur le mot « optimal », je ne voudrais pas vous lasser. Pour cette fois, je vais prendre mon mal en patience.

Zoom sur…MemoQ

Après notre « Zoom sur… SYSTRAN » (que vous pouvez retrouver ici), j’ai décidé de vous présenter un autre logiciel de traduction créé par un hongrois. Ou plutôt, par trois hongrois.

La première version de MemoQ est sortie en 2006. Ce fut le premier logiciel de l’entreprise hongroise Kilgray Translation Technologies, fondée en 2004 par trois spécialistes du langage, Balázs Kis, István Lengyel et Gábor Ugray. Le nom de l’entreprise vient d’ailleurs des noms de chacun de ses créateurs.

Depuis son lancement, le logiciel a acquis une certaine popularité auprès des traducteurs, comme le montre une étude de 2010 qui classe MemoQ comme le deuxième logiciel de TAO le plus utilisé par les professionnels, derrière SDL Trados.

L’entreprise dans laquelle j’effectue actuellement mon stage utilise ce logiciel, et je dois dire que, même si au début, étant plus habitué à SDL Trados, j’étais dubitative (les petites habitudes…), j’ai finalement été convaincue par MemoQ. Il faut savoir que le logiciel s’exécute sur les systèmes d’exploitation Microsoft Office, et présente une interface assez similaire à celle d’un document Word. Comme tout bon logiciel de TAO, il permet bien évidemment de gérer ses mémoires de traduction ainsi que la terminologie, mais il a également une fonctionnalité que n’ont pas les autres (enfin, il me semble…). MemoQ permet en effet de contrôler la qualité d’une traduction grâce à son bouton « Run Quality Assurance », ce qui s’avère très efficace lors des relectures.

MemoQ est actuellement disponible en version Freelance, Professionnel monoposte et Professionnel réseau.

 

SOURCES :

https://fr.wikipedia.org/wiki/MemoQ

https://www.memoq.com/en/

http://www.translationtribulations.com/2010/07/results-of-june-translation-tools.html

Avoir l’air d’un expert avec: les raccourcis

Salut à tous, c’est de nouveau SB. Comme promis, un article sur les raccourcis. Et oui, cela semble difficile de parler d’optimisation sans évoquer les hotkeys. Rien de tel qu’une combinaison de touches aléatoires pressées avec vélocité et dextérité pour avoir l’air d’un expert à peu de frais. Comme je ne suis pas un grand manitou du code et je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants en ce qui concerne la configuration des touches, je vais uniquement faire part de mon expérience sur le sujet. Pour leur propre bien, je demanderai donc aux web designers et aux développeurs de bien vouloir quitter la page.

De ce que j’ai pu observer, les raccourcis qui commencent par « Ctrl » varient principalement en fonction du logiciel utilisé. Les créateurs décident lors de la phase de développement des combinaisons qui semblent les plus logiques et les plus adaptées aux besoins de l’utilisateur, c’est ce qu’on appelle l’ergonomie. Je vous renvoie par exemple à mon précédent article sur les balises ou aux raccourcis les plus connus de Trados comme le « Ctrl+Entrée » pour confirmer un segment.

L’objectif de mon article d’aujourd’hui est avant tout de présenter à ceux qui ne les connaîtraient pas, les raccourcis en « Alt », utilisables sur tous les supports. Si comme moi vous êtes des futurs traducteurs, et vu le thème du blog il y a peu de chances que je me trompe, vous avez sûrement remarqué l’absence de certains caractères spéciaux sur votre clavier comme le « É » ou le « Ç ». Et ce problème se fait d’autant plus ressentir lorsqu’on cherche un caractère qui n’existe pas dans la langue française tel le « ò » en italien. On se retrouve alors à faire comme un idiot que je ne citerai pas, c’est-à-dire à apprendre par cœur différentes combinaisons en Unicode (*voir notes en bas de page) pour insérer ces lettres plus rapidement.

Heureusement, Trados, qui a pensé à tout, offre la possibilité de personnaliser soi-même des raccourcis. Vous pourrez par exemple faire « Alt+O » pour insérer ce petit « ò » tant utilisé en italien. Cependant, force est de constater qu’en terme d’ergonomie, le système de Trados n’aurait pu être pire, même en le faisant exprès. En effet, non content de demander moult manipulations, on ne peut en plus rentrer en raccourci que des symboles recherchés auparavant dans l’outil d’insertion de caractères spéciaux. Et, puisque ces raccourcis sont liés à l’historique d’insertion, chaque nouvelle recherche viendra désynchroniser le raccourci que vous vous étiez embêtés à faire correspondre à une lettre bien précise.

Je suis tombé récemment sur ce blog qui cite quelques techniques pour résoudre ce problème ; après les avoir toutes essayées, je rédigerai un article pour vous faire part de mon verdict. D’ici là, amusez-vous bien avec l’Unicode, car entre deux moyens non optimaux, il faut choisir le moindre.

*Pour rentrer un code en Unicode, il faut maintenir la touche « Alt » et appuyer sur les différents chiffres du clavier numérique un par un et dans l’ordre, puis relâcher la touche « Alt ».

Les raccourcis Unicode que SB a bêtement appris :

– É : Alt+144

– È : Alt+0200

– À : Alt+0192

– Ç : Alt+0199

– œ : Alt+0156

– ò: Alt+149

Investir dans un logiciel de TAO : les questions à se poser

Vous êtes traducteur ou étudiant afin d’en devenir un ? Vous cherchez à investir dans un logiciel de TAO ?

Premièrement, il faut vous poser la question suivante : Vais-je réellement utiliser le logiciel ? Cela peut paraître absurde, mais de nombreux traducteurs préfèrent travailler comme au bon vieux temps avec du papier, des stylos et des dictionnaires en version papier. Si tel est votre cas, je peux d’or et déjà vous dire  qu’il est inutile d’investir dans un logiciel de TAO.

Maintenant, pour vous qui souhaitez continuer, vous devez vous demander  quel logiciel de TAO choisir. En effet, il y en a tellement sur le marché qu’il est difficile de savoir le quel est le meilleur. Mais justement, je  ne pense pas qu’il y en ait un qui soit réellement meilleur que les autres, il convient de se demander : quel logiciel de TAO est le plus adapté à mes besoins ?

Pour cela il suffit de répondre à quelques questions :

  • Quel somme suis-je prêt(e) à investir dans le logiciel ?

Le prix est un critère important en ce qui concerne tout achat. Il est donc important de se renseigner sur le prix car il peut varier en fonctions des différentes licences proposées. Voici le prix des trois logiciels de TAO les plus populaires.

MemoQ   = 620 euros

SDL Trados Studio  = entre 600 et 2 200 euros

Wordfast = 400 euros

  • Quel usage vais-je en faire ? Ais-je besoin d’un logiciel développé comprenant de nombreuses options ou, au contraire, d’un logiciel basique ?

Si votre objectif est d’utiliser ce logiciel au quotidien pour tous vos projets de traduction, plus le logiciel aura d’options à proposer, plus cela vous aidera dans vos tâches quotidiennes. Si au contraire vous souhaitez l’utiliser juste pour quelques projets, un logiciel basique suffira amplement.

  • L’agence de traduction pour laquelle je travaille utilise-t-elle un logiciel en particulier ?

Si une agence travaille avec un logiciel en particulier, elle va avoir tendance  à choisir des traducteurs utilisant le même.

J’espère que cet article sera utile à toutes les personnes souhaitant acquérir un logiciel de TAO.

A très bientôt 🙂

AC

Sources:

https://www.google.fr/amp/s/www.g2crowd.com/categories/computer-assisted-translation.amp

https://atasavvynewcomer.org/2017/03/14/computer-assisted-translation-tools-digest/

Avoir l’air d’un expert avec: les balises de Trados.

Salut à tous, moi c’est SB et c’est mon premier article sur ce blog. Je dois tout d’abord admettre ne pas vraiment être blogueur dans l’âme. Mon domaine d’expertise, c’est plutôt la digression à outrance, la foison des anecdotes superfétatoires et inappropriées, les blagues référencées… bref le badinage artistique ! Mais je compte bien mettre mes techniques d’anecdotisation, vieillies pendant 20 ans, au service de la TA et de la TAO. Et pour cela je vais évoquer quelques trucs et astuces, des « tips » comme on dit dans la langue de Nelson Monfort, qui vont vous permettre d’optimiser votre utilisation de l’outil Trados.

Si vous avez lu les manuels d’initiation à Trados de niveaux débutants et intermédiaires, vous devriez pouvoir obtenir environ 28 sur 40 à votre certification, les douze points manquants nécessitant de réaliser quelques recherches ou d’avoir une culture générale sans faille. Et ces résultats me semblent représentatifs du degré d’expertise que l’on acquiert en lisant les deux livres. Malgré une bonne compréhension globale, il est indispensable d’explorer le logiciel pour l’utiliser de manière optimale!

Les précédents articles l’expliquent très bien, les principaux attraits des outils de TAO sont 1) une amélioration de la qualité de la traduction, notamment grâce à l’ajout des balises et 2) une meilleure productivité. Or, ceux qui ont fait l’expérience du logiciel l’ont certainement déjà remarqué, ces deux éléments entrent régulièrement en conflit. Pourquoi donc ? Mais parce que les balises requièrent de la rigueur dans leur application et représentent une difficulté supplémentaire qu’il faut garder à l’esprit lorsqu’on traduit.

Commençons par le début, c’est-à-dire l’insertion. Le manuel nous présente deux manières d’ajouter les balises au texte. La première consiste à se placer dans le segment en question, à entrer la commande « Ctrl+, » pour ensuite sélectionner dans le menu contextuel qui apparaît la balise que l’on souhaite insérer, soit en cliquant dessus, soit en utilisant les flèches et la touche « Entrée » du clavier. L’autre technique nécessite de maintenir la touche « Ctrl », de cliquer sur la balise du texte source et d’écrire la traduction entre les deux balises qui viennent d’apparaître dans le texte cible. Que de démarches pour un simple copier-coller !

Lorsqu’il n’y a qu’un seul élément transposable (balises, chiffres, unités…), étrangement, la première méthode se montre plus rapide et efficace. Autrement, cette technique oblige à insérer les balises une par une, à vérifier celles qui semblent identiques pour savoir laquelle correspond à celle de notre choix, etc. La plupart du temps, il sera donc plus efficace d’utiliser la seconde manière qui ajoute les balises d’ouverture et de fermeture simultanément et ne laisse planer aucun doute quant à leur justesse.

Sauf que, peu importe la technique choisie, la transposition de balise a pour effet regrettable de venir briser le rythme de traduction, l’élan, le « momentum ». Voilà donc mon astuce pour éviter ce désagrément. Traduisez la totalité du texte sans vous soucier des balises. Une fois ce travail fini, sélectionnez les mots pour lesquels il faut changer le format, appliquez un peu de technique n°2 et les balises se placeront d’elles-mêmes des deux côtés de la sélection.

https://fr.wikipedia.org/wiki/SDL_Trados ouvert dans SDL Trados 2015

Sur ce, je vous laisse, j’espère que vous parviendrez à impressionner vos pairs qui utilisaient Trados depuis 20 ans sans connaître cette technique. J’écrirai bientôt un second article, heureusement un peu plus court, pour vous aider à avoir l’air d’un expert de Trados. On y découvrira une fois de plus comment utiliser cet outil de manière optimale et aux grosses femelles.

SB

Le principal avantage: la qualité

Où en étions-nous déjà ? Ah oui ! L’avantage principal des outils de TAO est l’assurance de fournir  un travail de  qualité. Mais qu’entendons-nous par là? Il est difficile de donner une définition exacte. Pour ma part, je dirais que pour être qualifiée de « de qualité », une traduction doit pouvoir retranscrire le message original de façon parfaitement compréhensible pour le lecteur tout en respectant le même format.  Il va aussi de soi que le document cible ne doit contenir aucune faute  quelle qu’elle soit (grammaticale, syntaxique, ortographique…)

Afin d’aider les traducteurs utilisant des logiciels de TAO fournir ce type de travail, ces derniers sont munis de différent outils jouant tous un rôle important.

Premièrement, on retrouve les mémoires de traduction et glossaires qui proposent les termes ou expressions adéquats en fonction du pourcentage de correspondance. Ils permettent donc d’assurer une cohérence linguistique tout au long du document. En effet, prenons par exemple un document de 400 pages il n’est pas rare de faire appel a plusieurs linguistes pour le traduire. Grâce à ces outils, ils utiliseront les mêmes termes techniques sans aucun problème puisqu’ils leur seront proposés automatiquement par le logiciel. Cela permet aussi au client de pouvoir envoyé sa propre base terminologique ou MT contenant la traduction souhaitée.

Toutefois, une traduction de qualité ne passe pas seulement par l’exactitude du vocabulaire mais aussi par le respect du format original.
C’est pourquoi, les logiciels de TAO affichent des messages d’erreurs dès qu’un aspect du texte original n’est pas respecté (un mot en gras, italique ou souligné) mais aussi la présence de balises. Ces dernières contiennent des informations sur le formatage et la structure de votre document. S’il en manque une dans un segment, un message d’erreur  s’affiche automatiquement et ne disparait qu’à condition de régler le problème.

Les logiciels de TAO sont donc  de véritables alliés pour les traducteurs étant donné qu’il est facile de faire une faute de frappe ou d’oublier de souligné un mot quand on travaille sur un long document.

À très bientôt

A.C

Source : http://www.andovar.com/computer-aided-translation-cat-tools/

Les avantages de la TAO

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui nous allons nous intéresser aux avantages que représentent les différents outils des  logiciels de TAO. En effet, ces derniers sont de plus en plus populaires auprès des traducteurs et des agences de traductions.

Tout d’abord, l’utilisation de TAO représente un réel atout pour eux  dans la mesure où cela leur permet de gagner du temps tout en étant plus efficaces.

Pour ce qui est de l’agence de traduction, lorsqu’elle reçoit un document d’un de ses clients, elle peut l’ouvrir dans le logiciel de TAO et avoir ainsi accès a de nombreuses informations utiles a la réalisation d’un devis pour son client : le nombre de mots, la langue source, la langue cible, le nombre de nouveaux mots, de mots ayant une correspondance dans la MT entre autres.
Mais cela ne s’arrête pas là, si le client décide d’accepter le devis, l’agence va se servir de son logiciel pour gérer tout le projet. Elle ouvre le document avec le logiciel, puis peut choisir de le pré traduire à l’aide de la MT et de l’outil de traduction automatique. Ensuite, elle va créer ce qu’on appelle un package contenant le document pré travailler et va l’envoyer au traducteur afin qu’il s’en serve comme base pour la traduction.

En ce qui concerne le traducteur, lorsqu’il reçoit le dit package, il l’ouvre avec son logiciel à lui et le traduit en s’aidant des outils à sa disposition :
-les mémoires de traductions et glossaires qui vont l’aider a rester cohérent tout au long du document ;
-la traduction automatique, qu’il peut conserver telle qu’elle (chiffres) ou la modifier ;
– la saisie intuitive, le traducteur n’aura qu’à taper le début des mots et le reste lui sera proposé automatiquement. Cela peut-être très utile pour des textes médicaux par exemple, dans lesquels le vocabulaire technique se compose de longs mots difficiles à orthographier.
-une correction automatique plus développée que celle des traitements de texte qui va aider pour les fautes d’orthographe  mais également de style ou de grammaire.

Toutefois, le plus grand atout de ces outils informatique est : l’assurance de fournir un travail de  qualité.

Nous développeront cet aspect dans un article qui sera publie prochainement !

A très bientôt 🙂

A.C

Source: http://www.andovar.com/computer-aided-translation-cat-tools/