« Confrontation » entre Macron et Merkel : De l’eau dans le gaz à cause de la traduction ?

Mercredi dernier, il y a eu, semblerait-il, de la friture sur la ligne entre Emmanuel Macron et la Chancelière Allemande Angela Merkel à propos des qualificatifs employés pour décrire la nature de leur relation politique.

En effet, les deux chefs d’Etats, via des déclarations interposées, ont poussé une analyse digne d’un commentaire de texte pour décrire les relations qu’ils entretiennent l’un avec l’autre. Entre « Confrontations », « différences de mentalité », ou encore « désaccords momentanés »…, une chose est sûre, les champ lexicaux de la discorde (et/ou) celui de la confusion ont régné en maîtres ces derniers jours dans les colonnes des quotidiens européens.

Mais alors, quel en est le point de départ ?
Tout a commencé lorsque Angela Merkel, en interviews avec divers médias européens (dont le Süddeutsche Zeitung), employa l’expression allemande « Gewiss, wir ringen miteinander », or la présidence française, dans un premier temps, a traduit ce segment par « nous avons des relations conflictuelles »).
Pourquoi donc un tel résultat ? car l’Elysée, bien que jugeant ces propos un peu forts, est parti du principe que l’expression de départ « miteinander ringen » , étant polysémique dans le contexte du conflit, pouvait soit avoir le sens de « lutter l’un contre l’autre » ou « se chamailler ».
Toujours est-il que l’Elysée, quelque peu surpris donc par l’usage un peu trop « direct » des formulations de A. Merkel, a ensuite douté de ces deux traductions, doutes auxquels les médias français LCI et Le monde ont mis un terme, en traduisant de manière plus nuancée cette expression par « Bien sûr, nous avons des confrontations ».

Toutefois, malgré « les différences de mentalités » et les « différences dans (leur) compréhension des rôles » soulignées par Mme. Merkel, cette dernière a quand même assuré, d’une part, que le couple franco-allemand,
à aucun moment, ne bâtait de l’aile, et d’autre part, est même allée jusqu’à venter d’ « énormes progrès » réalisés notamment en matière de défense grâce au couple franco-allemand.

Dans la foulée, une fois la lumière faite sur la traduction des propos de la Chancelière, Macron, interrogé lors d’une conférence à Paris, a déclaré qu’il « assumait la confrontation féconde » avec sa partenaire allemande, et a établi une opposition claire avec « une confrontation stérile » ou encore « une entente stérile » pour compléter ses dires; et il conclu en affirmant avoir pour objectif de « bâtir un compromis ».

Ainsi, voilà comment s’est déroulée cette courte histoire d’incompréhension liée à une traduction litigieuse mais au final, ce qu’il faut retenir, c’est que cette anecdote n’est rien d’autre que le reflet du quotidien d’un couple, allant d’eaux fraîches en eaux troubles, se détestant et se rabibochant, pour arriver, bien souvent, au même dénouement, bâtir l’avenir de par leur fécondité.
Envie de fonder une famille après cette histoire ?

En attendant, ne répondez pas tout de suite et n’allez pas non plus dans l’immédiat, booster les statistiques de la démographie française, mais allez plutôt « pêcho » plus d’information sur le sujet via ce lien.

Bonne lecture.
La Rédaction.
Legeay Alexandre
Löffel Johan
Parmentier Benjamin

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