Course à la traduction artificielle: La Chine enfile son bleu de chauffe.

Alors qu’à l’heure actuelle, la Chine, ainsi que tous ses voisins asiatiques accusent un certain retard à l’allumage pour ce qui est de l’apprentissage des langues étrangères, voilà que l’Empire du Milieu s’est tout récemment lancé dans la traduction artificielle.

Or, la question est de savoir comment rattraper un tel retard dans le domaine linguistique alors que, dans le contexte mondial actuel, c’est l’Europe et l’Amérique qui détiennent quasiment 90% des technologies du langages. Certes, mais en matière d’intelligence artificielle, la Chine n’a rien à envier à ses homologues européens et américains. Et c’est bien dans ce secteur là que le pays au milliard d’individus compte jouer son atout pour réduire l’écart.

En effet, cette direction prise par les chinois est très visible quand on voit que de nombreux services de traduction en ligne (à l’instar de Google Translate ) émergent chez les moteurs de recherche locaux Sogou et Youdao ainsi que chez Tencent, entreprise de services en ligne, sans oublier chez le géant du e-commerce Alibaba.

En outre, pour donner un exemple concret de cette nouvelle tendance, Baidu (un autre gros poisson de la recherche et des services en Chine) a développé, en octobre dernier, son propre service de traduction, le logiciel « STACL » (Simultaneous Translation with Anticipation And Controllable  Latency) étant en mesure d’interpréter différents langages en appliquant directement des méthodes utilisées par de vrais interprètes professionnels. D’ailleurs, ce qui est vraiment impressionnant, c’est qu’ il est capable d’anticiper sur des structures de phrases et ainsi, STACL traduit des phrases avant même de les avoir entendu jusqu’au bout. L’objectif est de traduire simultanément pour gagner en efficacité.

Cependant, même si ces logiciels présenteront, à coup sûr, un gain de temps formidable à l’avenir (encore plus que les technologies actuelles de la TAO), il nous faudra prendre garde à deux facteurs: tout d’abord, comme en chirurgie, le risque 0 n’existe pas et on ne pourra donc jamais être à l’abri d’une erreur de traduction de ce type de technologies (imaginez ce que ça donnerait en diplomatie…). De plus, d’un point de vue plus éthique, qu’adviendrait-il des traducteurs et interprètes humains? La métaphore de l’Homme avalé par l’engrenage immense de la Machine immortalisée par Charlie Chaplin ne serait-elle qu’une prédiction?

Sur ce, nous vous laissons méditez sur la question.

Bonne lecture.

La Rédaction.

Legeay Alexandre

Löffel Johan

Parmentier Benjamin

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