L’oreillette: Nouvelle bête noire du traducteur?

Très récemment, a été présenté au CES de Las Vegas (Consumer Electronics Show), un produit pour le moins novateur qui pourrait bien changer la vie des touristes, des businessmen et… des traducteurs.

En effet, dans notre contexte actuel, celui du règne du numérique où les langues étrangères se voient booster par l’émergence de technologies appliquées à celles-ci, le champs des possibles quant à la création de nouveaux outils numériques s’offre aux chercheurs, et, c’est surtout un instrument qui est en train de prendre de plus en plus de gallon quant à son utilité dans le domaine des langues étrangères, et tout particulièrement, celui de la traduction: l’oreillette.

Waverly Labs a fait le buzz pendant cet événement en promouvant son tout nouveau système de traduction via des oreillettes sans fil Pilot qui peuvent traduire en temps réel. A l’aide de cela, adieu la barrière de la langue car un tel produit permettrait à deux personnes de dialoguer tout à fait normalement en temps réel.
Certes, une telle invention, c’est bien beau, mais comment cela fonctionne-t-il concrètement ?
Eh bien tout cela est rendu possible grâce à l’intelligence artificielle (encore elle) pouvant traiter efficacement la reconnaissance vocale et le langage naturel. En outre, ces oreillettes peuvent vous permettre d’interagir dans 15 langues différentes et 42 dialectes.
Ainsi, nous sommes en train d’assister à l’émergence d’une nouvelle technologie améliorant considérablement la finesse de la traduction et la fluidité du langage, conjugué au fait que ces oreillettes sont faciles à transporter donc très avantageuses du point de vue pratique. Elles semblent décidément avoir tout pour plaire…
Pour autant, les traducteurs ont-ils du soucis à se faire ?

Pas facile de répondre mais l’espoir de ne pas être rayé(e)s du marché subsiste car sur les 35000 oreillettes déjà vendues, beaucoup affirment être sceptiques et témoignent de traductions pas toujours parfaites.
Une spécialiste, Pierrette Bouillon, professeure de traduction et d’interprétation à l’université de Genève, affirme sur le site d’information helvétique Le Temps : « La traduction ne sera jamais parfaite car la langue naturelle est ambiguë » mais elle nuance son propos en ajoutant: « Mais elle sera suffisamment utile pour pouvoir communiquer, faire passer une information comme réserver une chambre d’hôtel ».
En définitive, les oreillettes pourront faciliter considérablement la vie du touriste ou de l’homme d’affaire dans des tâches banales à l’étranger (telles que réserver une chambre d’hôtel, commander au restaurant, demander son chemin, etc.) mais pour ce qui est des affaires sérieuses (ex: négociations, séminaires,etc.) rien n’arrivera jamais à la cheville d’un bon vieil Homo Sapiens ayant des intuitions et des prédispositions naturelles pour interpréter les ambigüités et autres zones d’ombres de notre langage.

Si vous voulez, obtenir plus d’information sur le sujet, ou bien, faire comme nous et rendre hommage au Darwinisme, ou encore louer nos conditions humaines comme Montaigne, rendez-vous ici.

Bonne lecture.
La rédaction.

Legeay Alexandre
Löffel Johan
Parmentier Benjamin


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