Lutte pour le climat : Prise de conscience mondiale grâce à la traduction ?

Actuellement, si la discipline de la traduction était une grande surface et la transition écologique un rayon de magasin, son chef de gondole aurait un nom : Brice Montagne.

Mais qui est-il ? eh bien c’est un Français (résidant au Luxembourg), comme vous, comme moi, mais qui, en début d’année, a entrepris une tâche aussi inattendue (surtout aux yeux de nos bons politiciens) qu’altruiste : la traduction du rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) datant d’octobre 2018 et traitant des conséquences d’un réchauffement climatique globale d’ici 2100.

Ainsi, cet activiste engagé pour l’action climatique en Europe a d’abord, le 5 février 2019, interpellé publiquement la Chambre des députés du Luxembourg où il leur a déclaré : « Le rapport du GIEC, qui a été publié en automne 2018, détaille tout ce que nous devons faire et tout ce à quoi nous avons affaire. J’ai une question pour vous : qui a lu ce rapport ? »
Selon Le Point Débats, personne ne s’est alors manifesté dans l’hémicycle.

Cependant, contrastant totalement avec le laxisme déroutant et nauséabond du pouvoir législatif du Grand-Duché, la réaction des internautes suite à cette traduction, dite « citoyenne », a fait l’effet d’une bombe et a, depuis sa publication sur Wikisource, le 2 mars dernier, été relayée sur tous les réseaux sociaux, postée sur les pages des comptes de plusieurs traducteurs en France, au Québec, et même au-delà des territoires francophones, elle circule également dans toute l’Europe et toute l’Afrique.
Si ça c’est pas le début d’un effet boule de neige…
Il n’y aurait rien d’étonnant à l’heure où, dans plusieurs pays, les jeunes désertent les bancs de l’école pour aller manifester en faveur du climat.

Néanmoins, quelles en sont les autres conséquences directes ?
La prise d’initiative d’une part mais aussi et surtout, la prise de conscience d’un frein non-négligeable à l’action commune, de l’ordre de milliards d’êtres humains, la langue natale des différentes cultures.
Ainsi, c’est de cette initiative que l’ONU a commencé à s’exécuter pour traduire ledit rapport notamment en russe, en espagnol, en chinois et en arabe.
Mais… cocorico ! la traduction précurseuse de cette élan linguistique pour l’écologie n’est d’autre que la traduction française !

En conclusion, à travers l’action de Brice Montagne, sommes-nous en train d’assister à l’émergence d’un Greta Thunberg français ? ou encore, du point de vue de la traduction, d’un Luther moderne ? fondant et fédérant par sa traduction citoyenne un véritable mouvement ?

Quoiqu’il en soit, utilisez la référence que vous voulez et si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, c’est par là que ça se passe !
En attendant, jetez pas trop de plastiques, dessinez des jolies boules vertes et bleues sur vos cartons si ça vous chante, mais ne perdez pas de vue l’essentiel : Suivre de près l’actualité de la traduction sous le regard de vos rédacteurs… « sans-filtres ».

Bonne lecture.
La Rédaction
Legeay Alexandre
Löffel Johan
Parmentier Benjamin

Laisser un commentaire