Analogie

Dans un logiciel de TAO, il y a analogie lorsque qu’un segment du document source ne correspond pas à 100%  à un segment de la mémoire de traduction. Il arrive donc que le contenu utilisable d’une analogie ne soit pas suffisante pour être utile à la traduction, on parle alors de « seuil d’analogie ».

En anglais: analogy

 

Zoom sur…MemoQ

Après notre « Zoom sur… SYSTRAN » (que vous pouvez retrouver ici), j’ai décidé de vous présenter un autre logiciel de traduction créé par un hongrois. Ou plutôt, par trois hongrois.

La première version de MemoQ est sortie en 2006. Ce fut le premier logiciel de l’entreprise hongroise Kilgray Translation Technologies, fondée en 2004 par trois spécialistes du langage, Balázs Kis, István Lengyel et Gábor Ugray. Le nom de l’entreprise vient d’ailleurs des noms de chacun de ses créateurs.

Depuis son lancement, le logiciel a acquis une certaine popularité auprès des traducteurs, comme le montre une étude de 2010 qui classe MemoQ comme le deuxième logiciel de TAO le plus utilisé par les professionnels, derrière SDL Trados.

L’entreprise dans laquelle j’effectue actuellement mon stage utilise ce logiciel, et je dois dire que, même si au début, étant plus habitué à SDL Trados, j’étais dubitative (les petites habitudes…), j’ai finalement été convaincue par MemoQ. Il faut savoir que le logiciel s’exécute sur les systèmes d’exploitation Microsoft Office, et présente une interface assez similaire à celle d’un document Word. Comme tout bon logiciel de TAO, il permet bien évidemment de gérer ses mémoires de traduction ainsi que la terminologie, mais il a également une fonctionnalité que n’ont pas les autres (enfin, il me semble…). MemoQ permet en effet de contrôler la qualité d’une traduction grâce à son bouton « Run Quality Assurance », ce qui s’avère très efficace lors des relectures.

MemoQ est actuellement disponible en version Freelance, Professionnel monoposte et Professionnel réseau.

 

SOURCES :

https://fr.wikipedia.org/wiki/MemoQ

https://www.memoq.com/en/

http://www.translationtribulations.com/2010/07/results-of-june-translation-tools.html

Google : vers une amélioration des services de traduction ?

Bonjour à tous !

Je sais, je sais qui dit Google traduction, dit traduction littérale sans prise en compte du contexte. Ce qui donne une traduction affreuse, mal construite, qui ne respecte ni la grammaire, ni la conjugaison.

Et si tout cela appartenait au passé ?

En septembre 2016, Google a amélioré Google traduction en y intégrant un système de traduction automatique neuronal fonctionnant comme un cerveau humain (Google Neural Machine Translation system ou GNMT). Le  logiciel ne traduit, donc,  plus chaque mot séparément, mais fait le lien entre ceux-ci  afin de traduire la phrase dans son ensemble.

Ce type de traduction ne concernait, au début, que 9 langues : l’anglais, le français, l’allemand, l’espagnol, le portugais, le chinois, je japonais, le coréen et le turc. Ce qui correspondait déjà à environ 35% des demandes de traduction via ce site. Le système s’est depuis développé, et couvre désormais 3 langues supplémentaires : le vietnamien, le russe et le hindi.

Cela représente une avancée considérable pour le monde de la traduction automatique. Néanmoins, la qualité des traductions obtenues reste, encore aujourd’hui, inférieure à celle que peut fournir un traducteur.

Cependant, si le but est juste de comprendre globalement un texte, ce site peut vous être utile.

À très bientôt 🙂

AC

 

Sources:

Google’s smarter, A.I.-powered translation system expands to more languages

https://research.googleblog.com/2016/09/a-neural-network-for-machine.html

Fiche Multiterm

Une fiche MultiTerm contient un terme et sa définition. Elle peut être utilisée en parallèle d’une mémoire de traduction, également synonyme d’unité de traduction.

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.

Mémoire de traduction

La mémoire de traduction est une banque de données dans laquelle sont enregistrés, sous forme d’unités de traduction, un texte source et le texte cible correspondant. Cette mémoire, à la base des logiciels de TAO, permet de retrouver automatiquement les passages déjà traduits, ou de repérer les passages modifiés, qu’elle soumet alors au traducteur pour mise à jour.

 

En anglais: Translation Memory

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.

Un appareil à avoir sur soi lors de voyages à l’étranger

Bonjour, bonjour tout le monde !

En parlant de traduction, quand est-ce que l’on ressent le plus le besoin de communiquer dans une autre langue? Lors de nos voyages à l’étranger (vacances, voyage d’affaire ou autres). C’est dans ces moments-là que l’on se dit « Et zut, j’aurais dû être plus attentif à l’école pendant les cours d’anglais (ou de n’importe quelle autre langue). » Et l’on se dit que cela serait plus simple si tout le monde parlait la même langue. Et bien cela pourrait bien être le cas désormais.

Étant une grande passionnée de la langue japonaise, j’ai récemment découvert un appareil de traduction simultanée appelé ili grâce à cette vidéo.

https://www.youtube.com/watch?v=S0X9AVrgyuQ

C’est un dispositif qui traduit avec deux secondes d’intervalles toute question ou phrase prononcée d’une langue vers une autre sans avoir besoin d’une connexion à internet. Cet appareil fonctionne grâce à de multiples dictionnaires de voyages intégrés.  Pour l’instant, il ne propose une traduction que pour trois langues : l’anglais, le japonais et le chinois. Cependant, le nombre de langues proposées augmentera proportionnellement à la demande.

Si vous voulez en savoir d’avantage sur ce dispositif, je propose à ceux comprenant l’anglais de se rendre sur ce site internet : http://iamili.com/ et pour les autres, je propose ce site : http://www.neozone.org/innovation/ili-le-traducteur-instantane-qui-brise-la-barriere-de-la-langue/

J’espère que cet article sera utile à tous les (futurs) voyageurs !

A bientôt 🙂

AC

Avoir l’air d’un expert avec: les raccourcis

Salut à tous, c’est de nouveau SB. Comme promis, un article sur les raccourcis. Et oui, cela semble difficile de parler d’optimisation sans évoquer les hotkeys. Rien de tel qu’une combinaison de touches aléatoires pressées avec vélocité et dextérité pour avoir l’air d’un expert à peu de frais. Comme je ne suis pas un grand manitou du code et je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants en ce qui concerne la configuration des touches, je vais uniquement faire part de mon expérience sur le sujet. Pour leur propre bien, je demanderai donc aux web designers et aux développeurs de bien vouloir quitter la page.

De ce que j’ai pu observer, les raccourcis qui commencent par « Ctrl » varient principalement en fonction du logiciel utilisé. Les créateurs décident lors de la phase de développement des combinaisons qui semblent les plus logiques et les plus adaptées aux besoins de l’utilisateur, c’est ce qu’on appelle l’ergonomie. Je vous renvoie par exemple à mon précédent article sur les balises ou aux raccourcis les plus connus de Trados comme le « Ctrl+Entrée » pour confirmer un segment.

L’objectif de mon article d’aujourd’hui est avant tout de présenter à ceux qui ne les connaîtraient pas, les raccourcis en « Alt », utilisables sur tous les supports. Si comme moi vous êtes des futurs traducteurs, et vu le thème du blog il y a peu de chances que je me trompe, vous avez sûrement remarqué l’absence de certains caractères spéciaux sur votre clavier comme le « É » ou le « Ç ». Et ce problème se fait d’autant plus ressentir lorsqu’on cherche un caractère qui n’existe pas dans la langue française tel le « ò » en italien. On se retrouve alors à faire comme un idiot que je ne citerai pas, c’est-à-dire à apprendre par cœur différentes combinaisons en Unicode (*voir notes en bas de page) pour insérer ces lettres plus rapidement.

Heureusement, Trados, qui a pensé à tout, offre la possibilité de personnaliser soi-même des raccourcis. Vous pourrez par exemple faire « Alt+O » pour insérer ce petit « ò » tant utilisé en italien. Cependant, force est de constater qu’en terme d’ergonomie, le système de Trados n’aurait pu être pire, même en le faisant exprès. En effet, non content de demander moult manipulations, on ne peut en plus rentrer en raccourci que des symboles recherchés auparavant dans l’outil d’insertion de caractères spéciaux. Et, puisque ces raccourcis sont liés à l’historique d’insertion, chaque nouvelle recherche viendra désynchroniser le raccourci que vous vous étiez embêtés à faire correspondre à une lettre bien précise.

Je suis tombé récemment sur ce blog qui cite quelques techniques pour résoudre ce problème ; après les avoir toutes essayées, je rédigerai un article pour vous faire part de mon verdict. D’ici là, amusez-vous bien avec l’Unicode, car entre deux moyens non optimaux, il faut choisir le moindre.

*Pour rentrer un code en Unicode, il faut maintenir la touche « Alt » et appuyer sur les différents chiffres du clavier numérique un par un et dans l’ordre, puis relâcher la touche « Alt ».

Les raccourcis Unicode que SB a bêtement appris :

– É : Alt+144

– È : Alt+0200

– À : Alt+0192

– Ç : Alt+0199

– œ : Alt+0156

– ò: Alt+149

Zoom sur… SYSTRAN

               SYSTRAN (pour System Translation) est l’une des plus anciennes entreprises développant des logiciels de traduction automatique. Son fondateur, le hongrois Peter Toma, a commencé à développer le logiciel de T.A du même nom dès 1964. Il fonde officiellement l’entreprise en 1968.

                SYSTRAN est l’un des rares systèmes de traduction automatique à avoir survécu aux coupes budgétaires du gouvernement américain suite au rapport de l’ALPAC en 1966 (voir ici).  Le logiciel servit dans un premier temps à traduire des textes techniques et scientifiques russes en l’anglais, dans le contexte de la guerre froide. La traduction était plutôt approximative, mais compréhensible. Le logiciel a par la suite grandement élargit son nombre de combinaison de langues (130 paires de langues actuellement) et amélioré la qualité de sa traduction.

Le logiciel a pendant longtemps été utilisé par le Département de la défense américaine et par la Commission européenne. Il est également utilisé par des compagnies comme Yahoo ! et Altavista, ainsi que par Google Translate, jusqu’en 2007. La compagnie propose des versions de son logiciel pour les particuliers à des prix abordables, ainsi que des versions pour les entreprises (à des prix beaucoup moins abordables) fonctionnant sur serveur Unix, Linux et Windows. Il existe plusieurs produits :

  • SystranLinks(service de traduction de sites Web)
  • SystraNet(service gratuit de traduction en ligne)
  • Gadget Systran (petit traducteur et dictionnaire en ligne pour les utilisateurs de Windows Vista)
  • Des versions desktop et Pocket PC (Premium, Business, Office, Home, Web et Mobile Translator)

 

L’entreprise a été rachetée par la famille Gachot en 1986, et appartient depuis 2014 à la société coréenne CSLi.

 

SOURCES :

Investir dans un logiciel de TAO : les questions à se poser

Vous êtes traducteur ou étudiant afin d’en devenir un ? Vous cherchez à investir dans un logiciel de TAO ?

Premièrement, il faut vous poser la question suivante : Vais-je réellement utiliser le logiciel ? Cela peut paraître absurde, mais de nombreux traducteurs préfèrent travailler comme au bon vieux temps avec du papier, des stylos et des dictionnaires en version papier. Si tel est votre cas, je peux d’or et déjà vous dire  qu’il est inutile d’investir dans un logiciel de TAO.

Maintenant, pour vous qui souhaitez continuer, vous devez vous demander  quel logiciel de TAO choisir. En effet, il y en a tellement sur le marché qu’il est difficile de savoir le quel est le meilleur. Mais justement, je  ne pense pas qu’il y en ait un qui soit réellement meilleur que les autres, il convient de se demander : quel logiciel de TAO est le plus adapté à mes besoins ?

Pour cela il suffit de répondre à quelques questions :

  • Quel somme suis-je prêt(e) à investir dans le logiciel ?

Le prix est un critère important en ce qui concerne tout achat. Il est donc important de se renseigner sur le prix car il peut varier en fonctions des différentes licences proposées. Voici le prix des trois logiciels de TAO les plus populaires.

MemoQ   = 620 euros

SDL Trados Studio  = entre 600 et 2 200 euros

Wordfast = 400 euros

  • Quel usage vais-je en faire ? Ais-je besoin d’un logiciel développé comprenant de nombreuses options ou, au contraire, d’un logiciel basique ?

Si votre objectif est d’utiliser ce logiciel au quotidien pour tous vos projets de traduction, plus le logiciel aura d’options à proposer, plus cela vous aidera dans vos tâches quotidiennes. Si au contraire vous souhaitez l’utiliser juste pour quelques projets, un logiciel basique suffira amplement.

  • L’agence de traduction pour laquelle je travaille utilise-t-elle un logiciel en particulier ?

Si une agence travaille avec un logiciel en particulier, elle va avoir tendance  à choisir des traducteurs utilisant le même.

J’espère que cet article sera utile à toutes les personnes souhaitant acquérir un logiciel de TAO.

A très bientôt 🙂

AC

Sources:

https://www.google.fr/amp/s/www.g2crowd.com/categories/computer-assisted-translation.amp

https://atasavvynewcomer.org/2017/03/14/computer-assisted-translation-tools-digest/

Localisation

La localisation est l’adaptation globale d’un produit, d’un logiciel ou d’un site web, au marché d’une autre langue. La localisation implique non seulement la traduction de toute la documentation technique et publicitaire, mais aussi l’adaptation des écrans, des raccourcis clavier, des images et des espaces textes, etc. qui doit être complètement recréé dans la langue cible selon la culture du pays pour lequel on traduit.

 

En anglais: Localization

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.