Langue source

La langue source est la langue d’origine du document à traduire.

 

En anglais: Source Language

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.

Langue cible

Aussi appelée « langue d’arrivée ». Il s’agit de la langue dans laquelle on veut faire traduire le texte ou le document. La langue cible est généralement la langue maternelle du traducteur.

 

En anglais: Target language

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.

Guide de style

Document de référence essentiel qui aide le traducteur à comprendre les règles de l’entreprise du client et qui dicte des éléments tels que le ton, le style de rédaction, la structure des phrases, l’aspect et la présentation, les chartes graphiques, le formatage du texte, les traitements du texte, l’utilisation d’éléments multimédia, et bien d’autres aspects.

 

En anglais: Style Guide

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.

Avoir l’air d’un expert avec: les balises de Trados.

Salut à tous, moi c’est SB et c’est mon premier article sur ce blog. Je dois tout d’abord admettre ne pas vraiment être blogueur dans l’âme. Mon domaine d’expertise, c’est plutôt la digression à outrance, la foison des anecdotes superfétatoires et inappropriées, les blagues référencées… bref le badinage artistique ! Mais je compte bien mettre mes techniques d’anecdotisation, vieillies pendant 20 ans, au service de la TA et de la TAO. Et pour cela je vais évoquer quelques trucs et astuces, des « tips » comme on dit dans la langue de Nelson Monfort, qui vont vous permettre d’optimiser votre utilisation de l’outil Trados.

Si vous avez lu les manuels d’initiation à Trados de niveaux débutants et intermédiaires, vous devriez pouvoir obtenir environ 28 sur 40 à votre certification, les douze points manquants nécessitant de réaliser quelques recherches ou d’avoir une culture générale sans faille. Et ces résultats me semblent représentatifs du degré d’expertise que l’on acquiert en lisant les deux livres. Malgré une bonne compréhension globale, il est indispensable d’explorer le logiciel pour l’utiliser de manière optimale!

Les précédents articles l’expliquent très bien, les principaux attraits des outils de TAO sont 1) une amélioration de la qualité de la traduction, notamment grâce à l’ajout des balises et 2) une meilleure productivité. Or, ceux qui ont fait l’expérience du logiciel l’ont certainement déjà remarqué, ces deux éléments entrent régulièrement en conflit. Pourquoi donc ? Mais parce que les balises requièrent de la rigueur dans leur application et représentent une difficulté supplémentaire qu’il faut garder à l’esprit lorsqu’on traduit.

Commençons par le début, c’est-à-dire l’insertion. Le manuel nous présente deux manières d’ajouter les balises au texte. La première consiste à se placer dans le segment en question, à entrer la commande « Ctrl+, » pour ensuite sélectionner dans le menu contextuel qui apparaît la balise que l’on souhaite insérer, soit en cliquant dessus, soit en utilisant les flèches et la touche « Entrée » du clavier. L’autre technique nécessite de maintenir la touche « Ctrl », de cliquer sur la balise du texte source et d’écrire la traduction entre les deux balises qui viennent d’apparaître dans le texte cible. Que de démarches pour un simple copier-coller !

Lorsqu’il n’y a qu’un seul élément transposable (balises, chiffres, unités…), étrangement, la première méthode se montre plus rapide et efficace. Autrement, cette technique oblige à insérer les balises une par une, à vérifier celles qui semblent identiques pour savoir laquelle correspond à celle de notre choix, etc. La plupart du temps, il sera donc plus efficace d’utiliser la seconde manière qui ajoute les balises d’ouverture et de fermeture simultanément et ne laisse planer aucun doute quant à leur justesse.

Sauf que, peu importe la technique choisie, la transposition de balise a pour effet regrettable de venir briser le rythme de traduction, l’élan, le « momentum ». Voilà donc mon astuce pour éviter ce désagrément. Traduisez la totalité du texte sans vous soucier des balises. Une fois ce travail fini, sélectionnez les mots pour lesquels il faut changer le format, appliquez un peu de technique n°2 et les balises se placeront d’elles-mêmes des deux côtés de la sélection.

https://fr.wikipedia.org/wiki/SDL_Trados ouvert dans SDL Trados 2015

Sur ce, je vous laisse, j’espère que vous parviendrez à impressionner vos pairs qui utilisaient Trados depuis 20 ans sans connaître cette technique. J’écrirai bientôt un second article, heureusement un peu plus court, pour vous aider à avoir l’air d’un expert de Trados. On y découvrira une fois de plus comment utiliser cet outil de manière optimale et aux grosses femelles.

SB

Le principal avantage: la qualité

Où en étions-nous déjà ? Ah oui ! L’avantage principal des outils de TAO est l’assurance de fournir  un travail de  qualité. Mais qu’entendons-nous par là? Il est difficile de donner une définition exacte. Pour ma part, je dirais que pour être qualifiée de « de qualité », une traduction doit pouvoir retranscrire le message original de façon parfaitement compréhensible pour le lecteur tout en respectant le même format.  Il va aussi de soi que le document cible ne doit contenir aucune faute  quelle qu’elle soit (grammaticale, syntaxique, ortographique…)

Afin d’aider les traducteurs utilisant des logiciels de TAO fournir ce type de travail, ces derniers sont munis de différent outils jouant tous un rôle important.

Premièrement, on retrouve les mémoires de traduction et glossaires qui proposent les termes ou expressions adéquats en fonction du pourcentage de correspondance. Ils permettent donc d’assurer une cohérence linguistique tout au long du document. En effet, prenons par exemple un document de 400 pages il n’est pas rare de faire appel a plusieurs linguistes pour le traduire. Grâce à ces outils, ils utiliseront les mêmes termes techniques sans aucun problème puisqu’ils leur seront proposés automatiquement par le logiciel. Cela permet aussi au client de pouvoir envoyé sa propre base terminologique ou MT contenant la traduction souhaitée.

Toutefois, une traduction de qualité ne passe pas seulement par l’exactitude du vocabulaire mais aussi par le respect du format original.
C’est pourquoi, les logiciels de TAO affichent des messages d’erreurs dès qu’un aspect du texte original n’est pas respecté (un mot en gras, italique ou souligné) mais aussi la présence de balises. Ces dernières contiennent des informations sur le formatage et la structure de votre document. S’il en manque une dans un segment, un message d’erreur  s’affiche automatiquement et ne disparait qu’à condition de régler le problème.

Les logiciels de TAO sont donc  de véritables alliés pour les traducteurs étant donné qu’il est facile de faire une faute de frappe ou d’oublier de souligné un mot quand on travaille sur un long document.

À très bientôt

A.C

Source : http://www.andovar.com/computer-aided-translation-cat-tools/

Glossaire

Nom donné à certains dictionnaires portant sur un domaine spécifique, ou également à certains dictionnaires bilingues. Un glossaire permet de faciliter la traduction et de gagner du temps. Il permet également une cohérence terminologique accrue. De plus, il est possible de le réutiliser.

Les glossaires peuvent être fournis, importés grâce à des ressources en ligne , ou bien créés par le traducteur. La création d’un glossaire peut se faire à deux moments différents : avant le début du travail de traduction (on identifie alors les termes techniques et leur traduction) ou pendant le travail de traduction (on ajoute progressivement des termes et leurs traductions).

 

En anglais: Glossary

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.

Gestion de projets

Terme renvoyant à l’organisation, à la planification et au suivi d’un projet et de ses différentes étapes (devis, préparation du projet, planning, mise en production de la traduction, clôture, livraison, facturation).

La gestion de projets est essentielle pour atteindre les objectifs prévus, ainsi que pour respecter les coûts et les délais convenus entre le client et le traducteur ou la société.

 

En anglais: Project management

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.

Format

Pour échanger des mémoires de traduction et que celles-ci soient compatibles, il existe un format qui s’applique à une majorité de logiciels d’aide à la traduction : le format TMX (Translation Memory eXchange).

Ce format permet aux traducteurs d’échanger leurs travaux et facilite également la gestion des mémoires de traduction. Il peut en effet contenir diverses informations telles que le nom du logiciel, le nom du traducteur, le type de segment ou encore les langues cibles et sources.

 

Cet article a originellement été écrit par un(e) étudiant(e) du M2 LEA TETRA.

 

Les avantages de la TAO

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui nous allons nous intéresser aux avantages que représentent les différents outils des  logiciels de TAO. En effet, ces derniers sont de plus en plus populaires auprès des traducteurs et des agences de traductions.

Tout d’abord, l’utilisation de TAO représente un réel atout pour eux  dans la mesure où cela leur permet de gagner du temps tout en étant plus efficaces.

Pour ce qui est de l’agence de traduction, lorsqu’elle reçoit un document d’un de ses clients, elle peut l’ouvrir dans le logiciel de TAO et avoir ainsi accès a de nombreuses informations utiles a la réalisation d’un devis pour son client : le nombre de mots, la langue source, la langue cible, le nombre de nouveaux mots, de mots ayant une correspondance dans la MT entre autres.
Mais cela ne s’arrête pas là, si le client décide d’accepter le devis, l’agence va se servir de son logiciel pour gérer tout le projet. Elle ouvre le document avec le logiciel, puis peut choisir de le pré traduire à l’aide de la MT et de l’outil de traduction automatique. Ensuite, elle va créer ce qu’on appelle un package contenant le document pré travailler et va l’envoyer au traducteur afin qu’il s’en serve comme base pour la traduction.

En ce qui concerne le traducteur, lorsqu’il reçoit le dit package, il l’ouvre avec son logiciel à lui et le traduit en s’aidant des outils à sa disposition :
-les mémoires de traductions et glossaires qui vont l’aider a rester cohérent tout au long du document ;
-la traduction automatique, qu’il peut conserver telle qu’elle (chiffres) ou la modifier ;
– la saisie intuitive, le traducteur n’aura qu’à taper le début des mots et le reste lui sera proposé automatiquement. Cela peut-être très utile pour des textes médicaux par exemple, dans lesquels le vocabulaire technique se compose de longs mots difficiles à orthographier.
-une correction automatique plus développée que celle des traitements de texte qui va aider pour les fautes d’orthographe  mais également de style ou de grammaire.

Toutefois, le plus grand atout de ces outils informatique est : l’assurance de fournir un travail de  qualité.

Nous développeront cet aspect dans un article qui sera publie prochainement !

A très bientôt 🙂

A.C

Source: http://www.andovar.com/computer-aided-translation-cat-tools/

 

 

Petit aperçu historique de la T.A et de la TAO

Partie 1 : 1948 – 1966

 

Allyson a déjà défini la T.A  et la TAO dans l’introduction de ce blog, et vous trouverez plus d’informations dans le glossaire, mais j’aimerais vous donner un bref aperçu leurs origines et de leur évolution. Cette petite histoire de la T.A et de la TAO se présentera en deux parties. Dans cet article, nous allons commencer par les débuts de la traduction automatique.

Pour ceux au fond de la classe qui n’ont pas lu l’introduction (que vous pouvez retrouver ici), la traduction automatique (TA) est une traduction entièrement réalisée par informatique. Il ne faut pas confondre avec la traduction assistée par ordinateur, qui est une traduction effectuée à l’aide d’un ordinateur (comme son nom l’indique), mais qui nécessite la présence et le contrôle d’un traducteur qualifié.

La T.A est née aux Etats-Unis, sous l’impulsion de la Défense américaine. En pleine guerre froide (nous sommes à la fin des années 1940), le gouvernement américain cherche en effet à créer un système de cryptographie et de traduction pour obtenir des renseignements sur « l’ennemi ». En 1948, dans son Memorandum on Mechanical Translation, le cryptographe Warren Weaver énonce plusieurs problématiques qui constitueront les axes de recherches pour les décennies suivantes. Il s’intéresse notamment à la structure logique des langues, l’universalisme du langage, et la structure syntaxique. Il estime alors qu’une traduction automatique est envisageable, mais uniquement dans certains cas. Pour lui, il est ainsi impossible de traduire un texte littéraire de façon automatique. Seule la traduction de textes techniques et scientifiques peut s’effectuer de cette façon, et même dans ces domaines, Weaver estime qu’il est impossible d’atteindre l’exactitude et la qualité d’une traduction humaine. Il défend en fait une position proche de ce qui deviendra plus tard la traduction assistée par ordinateur.

Quoi qu’il en soit, son « memorandum » est adressé à de nombreux chercheurs américains et servira de base pour les études qui mèneront à  l’invention de la première « machine à traduire », The US Air Force Automatic Language Translator (nom de code : Mark I). Les résultats s’avèrent décevants, mais le gouvernement continue à accorder son soutien et des financements importants à la recherche dans le domaine. Les années 1950 et 1960 sont marquées par de nombreux projets visant à développer la traduction automatisée à grande échelle. Ces deux décennies verront naître de nombreux projets novateurs, tant du point de vue théorique que pratique. On peut par exemple citer la résolution des ambiguïtés grâce aux méthodes statistiques de Kaplan en 1950, ou encore l’ébauche d’un système basé sur les mémoires de traduction de Koutsoudas et Humesky en 1957.  La première démonstration publique d’un système de traduction automatique a lieu à New-York en 1954. L’événement est largement couvert par les médias, et suscite un grand intérêt auprès du public.

Mais en 1966, tout s’arrête. Le rapport de l’ALPAC (Automatic Language Processing Advisory Commitee) annonce que la traduction automatique est hors de portée, et que seule la traduction assistée par ordinateur peut donner des résultats satisfaisants. La T.A demande en effet un travail de post-édition bien trop important, ce qui demande du temps, et les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur des millions de dollars investis. Dès lors, la traduction automatique n’est plus inscrite officiellement aux programmes de recherches nord-américains.

 

C’est tout pour cette fois 🙂

Nous verrons dans un prochain article quelles ont été les conséquences du rapport de l’ALPAC sur la recherche, et comment s’est développée la TAO.

Laure-Anne P.

 

SOURCE:

GUIDERE, Mathieu. Introduction à la traductologie. Bruxelles : De Boeck, 2010. chapitre 10