Prière de lire : Quand traduction et religion scellent leur union

En décembre dernier, l’universitaire américain Robert Alter a publié une traduction anglaise de la bible hébraïque, fruit de 24 ans de recherche et questionnant nos prérequis quant à la traduction théologique pourtant bien établies du sujet.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, à l’ère de l’High-Tech, Robert Arter a mené ses recherches sans aucune formes d’aides, aussi bien humaines qu’informatiques.

En outre, M. Alter, étant traducteur de bord sourcier (traducteur privilégiant structures et images du texte de départ), livre à travers ses recherches une révision complète quant aux bases de la culture juive antique et en apporte ces précisions dans ses traductions anglaises. Selon lui, cette étude culturelle préparatoire est en tout point incontournable dans la méthode de traduction à adopter pour pallier aux trop grandes divergences culturelles qui existent d’une langue à une autre.

Ainsi, sa traduction se doit, selon lui, de penser chaque mot aussi basique soit-il comme un concept se rapprochant au plus près du sens d’origine. Là réside tout l’intérêt de ses connaissances interculturelles hébraïques en toile de fond de sa traduction. Concrètement, pour traduire le terme hébreu « נֶפֶשׁ » (« nephesh ») (« âme » en français) Robert Alter a délibérément choisi d’éviter à tout prix le terme anglais « soul » car il serait erroné de l’employer étant donné que dans la culture juive, « nephesh » signifie notre « être tout entier hors de ce monde. » Intriguant comme image n’est-ce pas?

Pour plus « d’hosties croustillantes » à ce sujet, n’hésitez pas à vous rendre sur ce lien

Bonne lecture.

La Rédaction.

Legeay Alexandre

Löffel Johan

Parmentier Benjamin



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